Lorsqu’en tant que professeur ou éducateur, nous rencontrons une difficulté dans notre tâche, il nous est bien naturel d’en rechercher la cause dans les événements qui ont précédé le problème.

Nous n’avons pas assez de temps ? C’est parce qu’il y a trop de choses à faire !

Nous avons perdu notre calme ? C’est parce que la classe était agitée !

Nous nous sommes emportés contre un élève ? C’est parce qu’il s’est opposé à notre intention pédagogique !

Nous ne voyons plus de sens à ce que nous faisons ? C’est parce que rien ne change autour de nous !

Il est tout à fait logique de parler ainsi. Mais cette logique ne contient pas en elle-même la clé pour que les situations problématiques évoluent. Lorsque nous rendons le contexte responsable de nos manques, nous parlons du point de vue de celui qui subit ce contexte. L’essence de la démarche en saluto-pédagogie consiste à inverser cette logique.

C’est parce qu’il nous manque la capacité de prendre du temps que nous nous trouvons avec trop de choses à faire.

C’est parce que nous ne sommes pas calmes à l’intérieur que la classe est agitée.

C’est parce qu’il nous manque l’endurance nécessaire à tout acte pédagogique que nous nous emportons contre le premier obstacle sur notre chemin.

C’est parce que nous n’arrivons pas à percevoir ce qui est nouveau que nous ne trouvons plus de sens.

A partir de cette autre logique, c’est à présent celui qui peut agir qui parle. Nous devenons responsables du contexte, car celui-ci n’existe que parce qu’il nous faut nous éveiller à une faculté que nous n’avons pas encore.

Percevoir cette faculté qui nous fait défaut, et l’exercer, est au centre de la démarche en saluto-pédagogie. Nous constatons alors que, sans avoir encore rien fait pour changer l’autre, la situation n’est déjà plus la même.

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