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Voici l’histoire du sanglier et du vieux fusil. Elle permet de réfléchir à la tendance que nous avons facilement de rêver la réalité plutôt que de nous éveiller à l’essentiel. Je vous laisse découvrir ce sanglier et ce vieux fusil et me réjouis de lire vos commentaires ci-dessous.

 

 

TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO:

 

Bonjour!  J’aimerais partager avec vous une petite expérience faite il n’y a pas si longtemps. C’était lors d’un congrès médical. Il y avait une dizaine de personnes qui s’était retrouvé pendant la pause pour échanger et un de nos collègues s’est mis à raconter un rêve qu’il avait fait.

 

  • Dans ce rêve, il était dans une forêt et puis une bête sauvage apparaît devant lui, un sanglier.

 

Un gros sanglier tout noir avec des yeux tout jaunes, enfin un truc horrible. Et puis ce sanglier faisait mine de le charger.

Forcément, le collègue nous raconte qu’il a couru dans l’autre sens. Mais de l’autre côté il y avait un autre sanglier féroce, à gauche, à droite de tous les côtés venaient des bêtes sauvages. Il était encerclé. Et tu n’avais rien pour te défendre ? lui demande un collègue qui était là. Si j’avais un vieux fusil. Le vieux fusil rouillé de mon grand-père et une seule cartouche.

 

  • Vous imaginez, une dizaine de médecins qui écoutent cette affaire ?

Ces médecins connaissent très bien les théories psychiatriques de Dolto, de Abraham et d’autres, sur les relations générationnelles, le trans-générationnel, qui connaissent aussi les constellations familiales, qui connaissent toutes sortes de théories sur la famille et qui entendent ça. Forcément les questions viennent très vite. Pourquoi est-ce qu’il s’agit d’un fusil ? Pourquoi un fusil ? Pourquoi une seule cartouche. Pourquoi le grand-père ?

 

Tu t’en es tiré comment ? demande un collègue.

– Oh ça a été très facile !

– Avec toutes ces bêtes féroces autour de toi, une arme qui ne marche peut-être pas, une seule cartouche ? Très facile ? Comment tu as fait ?

 

  • Il nous a laissé un petit peu en suspens…

Et puis après un petit instant et un grand sourire, il nous a dit :

– C’est très facile, je me suis réveillé !

Je me suis réveillé ! C’est génial, non ?

Bien-sur ça a été un flop pour bien des collègues qui attendaient des détails supplémentaires pour pouvoir étayer leurs thèses et comprendre pourquoi le grand-père, pourquoi un fusil, pourquoi une seule cartouche, mais en même temps c’est génial ! C’est un changement de plan radical.

 

  • Je me suis réveillé !

J’étais dans une situation dans laquelle tout un drame s’est construit. Je peux analyser tout ce drame depuis le passé et des pronostics les plus funestes pouvaient se faire. Je pouvais me projeter dans un futur terrible. C’est bien pour ça que c’est un cauchemar. Et tout ça, tout d’un coup n’existe plus ! Je suis là, je me suis réveillé, je suis devenu présent. Il n’y a plus à se projeter dans des choses terribles.

 

Il y a plus à analyser le pourquoi du comment. Je suis là présent et tout va bien. Se réveiller, c’est être présent, être présent, c’est se réveiller. Il est vrai que la plupart du temps, le matin lorsque nous nous réveillons, nous pensons déjà à tout ce que nous avons à faire et nous pensons à tout ce qu’il y a eu avant et qui implique que nous ayons encore d’autres choses à faire après. Nous ne sommes pour ainsi dire jamais au présent, toujours à penser à avant et après… Mais ici et maintenant, tout de suite, là où on pourrait se réveiller, à quel moment y sommes-nous ?

 

  • Voilà, c’est ça que je voulais partager avec vous

Souvent, nous vivons des difficultés et nous allons explorer les causes de ces difficultés, parfois à l’aide de thérapies, et on se demande : est-ce que peut-être dans ma petite enfance ou peut-être dans la famille ou peut-être dans la génétique ou je ne sais quoi, il y aurait la cause de tout ça ? La cause de tout ça, c’est qu’on n’est pas présent !

 

La cause de tous les cauchemars que je traverse, c’est que je ne suis pas réveillé, c’est que je ne suis pas capable d’être centré ici et maintenant. Je ne suis pas capable de me dire… non pas de me dire… de vivre le fait qu’ici et maintenant c’est le seul moment où je peux agir et que tout ce que j’imagine des suites et des conséquences, fait partie d’un cauchemar, mais n’est pas réel.

 

Quand on a peur en fait, on se projette ailleurs qu’au présent. Quand on doute on n’est pas dans le présent non plus. Se réveiller, c’est être présent. Je voulais vous rendre attentifs à ça parce qu’en fait, nous sommes tellement peu présents que nous sommes très peu attentifs à ce fait. Donc, je voulais vous raconter ça et je vous en souhaite une bonne réception.

 

En vous souhaitant une bonne journée et un bon moment présent, là, tout de suite, qui forcément ne peut être que bon puisqu’il est présent. À bientôt.

 

 

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