VACCIN ? NOUS AVONS LE CHOIX !

VACCIN ? NOUS AVONS LE CHOIX !

Quel choix avons-nous lorsque nous n’avons pas le choix ? Les contraintes sont ce qu’elles sont, mais sommes nous altérés par elles ou parvenons-nous à présider à nos choix malgré tout ?

Guillaume Lemonde

SI JE FAIS LES EXERCICES SALUTO, ÇA IRA MIEUX ?

SI JE FAIS LES EXERCICES SALUTO, ÇA IRA MIEUX ?

 

Si je fais les exercices Saluto, ça ira mieux ?

On peut s’exercer à toute sorte de choses. Faire des exercices de maths pour intégrer un cours, faire ses gammes pour que le doigté gagne en fluidité, aller au fitness pour être plus endurant physiquement… Si on s’exerce, c’est afin de progresser en se soumettant à un entraînement méthodique. On veut atteindre un meilleur niveau de compétence, un meilleur savoir-faire, une meilleure faculté. On espère ainsi y arriver mieux dans son domaine, être plus à l’aide avec ce qui est demandé. On espère que les difficultés que l’on rencontrait soient plus facilement traversées. C’est bien pour cela que l’on s’exerce : pour y arriver plus facilement. On se met en lien toujours de nouveau avec la matière qui pose problème et on la rencontre toujours mieux. On acquière ainsi une aisance, une sérénité dans ce que l’on fait.

Mais par un étrange raccourci, on en est venu à imaginer qu’il serait possible de faire des exercices pour atteindre la sérénité sans rencontrer la matière qui pose problème… Du coup, la sérénité est devenue une fin en soi, alors qu’elle n’était que la conséquence d’une maitrise de la matière qui avait posé problème.

Cela vient probablement d’un certain point de vue sur le monde qui s’est installé en Occident depuis la fin du XIXème siècle.

Cette croyance que l’on pourrait trouver la paix sans se confronter à la matière (voire même en s’éloignant de la matière et de ses contraintes) nous conduit à  vouloir agir directement sur ce qui nous habite lorsque l’on n’est pas en paix, à savoir les émotions, le stress… On délaisse le monde et l’altérité qu’il représente pour se concentrer sur son intériorité que l’on essaie de « gérer » : Apprenez à être serein, zen, cool, relax ! Vous ne l’êtes pas encore assez ? Faites un stage de zen attitude ! Maximisez votre bonheur !

Alors, si je fais les exercices Saluto, est-ce que ça ira mieux ?

Les exercices Saluto ne sont pas là pour que ça aille mieux ou pour trouver la paix, le bonheur et la sérénité… Ils sont là pour rencontrer la réalité qui pose problème et avoir la possibilité d’agir librement avec les contraintes qu’elle nous propose.

La paix qui peut s’en venir, n’est que secondaire. Elle n’est pas une fin en soi, mais un cadeau qui vient alors qu’on ne l’espère pas.

Chercher à être en paix, c’est courir après la paix comme l’âne suit la carotte qu’on lui met devant le museau pour avancer. L’âne n’atteindra jamais la carotte. La paix se trouve maintenant dans l’attention que je porte à la réalité qui pose problème.

Cette obsession de vouloir devenir une meilleure version de soi-même pour enfin être en paix, nous éloigne de nous-même. Ou peut-être faudrait-il le dire dans l’autre sens : c’est parce que nous sommes éloignés de nous-même que nous nous espérons autrement. Le secret, c’est qu’il ne s’agit pas d’apprendre à être calme, ni à être en paix, ni à faire le vide ! Il s’agit seulement d’être. Être ici et non projeté vers un but, à commencer vers celui d’être meilleur.

Les exercices Saluto ne sont pas là pour que ça aille mieux, mais pour se reconnecter à maintenant. Être vivant, en lien avec le réel.

Les exercices Saluto sont comme un espace donné pour être là où on n’a pas l’habitude d’être.

Ils offrent le cadre pour être en lien avec ce qui est.

En lien avec les pensées qui nous viennent, plutôt que pris par elles dans une course folle qui nous emmène loin de nous-même ;

En lien avec nos sentiments, que l’on repousse sinon lorsqu’ils ne sont pas agréables ;

En lien avec nos perceptions, qui sinon nous dérangent quand elles contreviennent à l’ordre du monde que l’on apprécie ;

En lien avec l’obstacle que l’on voudrait fuir ou anéantir ;

En lien avec la vie que l’on voudrait autrement quand elle ne nous convient pas.

Être en lien avec ce qui est, comme l’acteur se met en lien avec les accessoires du décor afin de pouvoir improviser. Tant que l’acteur repousse les accessoires, les voulant autrement qu’ils ne sont, il ne commence pas son jeu. Il reste déterminé par la vie et non présent à elle.

L’acteur, dans le trac qu’il peut vivre, est en paix lorsqu’il se met en lien avec ce qui est à faire. Il peut se lancer dans son jeu.

Alors non, si je fais les exercices proposés par la Saluto, ça n’ira pas automatiquement mieux, car ce n’est pas leur finalité. Mais je découvrirai qu’il est possible d’être réellement en lien avec ce qui ne m’allait pas. Et alors… Alors peut-être qu’étant en lien avec ce qui est et non avec ce que je voulais qui soit, je pourrai me déterminer d’une façon nouvelle. En paix.

Guillaume Lemonde

 

 

 

 

 

 

 

LES CONDITIONS INTÉRIEURES DE LA LIBERTÉ

LES CONDITIONS INTÉRIEURES DE LA LIBERTÉ

Il nous faut distinguer les conditions extérieures de la liberté, les conditions interieures de la liberté et l’exercice de la liberté. Cinq exercices sont proposés dans cette vidéo, enregistrée en septembre 2021.

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SAVOIR OUBLIER ET SAVOIR SE SOUVENIR

SAVOIR OUBLIER ET SAVOIR SE SOUVENIR

analogicus

Lorsque l’on rencontre quelqu’un que l’on connait, que ce soit en tant que médecin, thérapeute, éducateur, ou même comme ça, en tant qu’ami, parent, collègue, il y a une chose à laquelle il est bon de prêter son attention. Cette chose, c’est le souvenir que nous avons des précédentes rencontres.

Le souvenir de ce qui a été dit et échangé, le souvenir de ce qui a été partagé avec cette personne.

La plupart du temps nous ne faisons pas attention à nos souvenirs. Nous les laissons en pâture à nos pensées parasites. Leurs traces agréables ou désagréables peut-être, forment autant d’ornières dans lesquelles s’engouffrent nos attentes et nos préjugés. Et finalement, lorsque nous rencontrons quelqu’un, c’est à ces traces que nous réagissons. Ce n’est pas l’autre tel qu’il se présente actuellement que nous rencontrons, mais le souvenir que nous en avons.

Nous sommes sous l’emprise du passé, aveuglé par lui. Les personnes qui nous ont posé problème sont vues sous le filtre des problèmes précédents et celles que l’on aime bien, sous celui le l’insouciance. Si nous n’y faisons rien, nous allons avec les premiers, entretenir des conflits qui n’ont peut-être plus lieu d’être et, avec les seconds, aller vers quelque déconvenue.

AUSSI, CONVIENDRAIT-IL DE FAIRE L’EFFORT D’OUBLIER CE QUI S’EST PASSÉ AVANT.

Cela ne suffira de loin pas, comme nous allons le voir, mais ce point premier est essentiel : il conviendrait de faire l’effort d’oublier ce qui s’est passé avant. Ou plutôt de ne pas laisser nos pensées parasites s’emparer de nos souvenirs. C’est une prérogative essentielle à la rencontre. Si nous n’en sommes pas capables, nous restons enfermés dans ce qui a été et ne laissons pas la place au nouveau.

Comment faire ? En étant attentif à la prochaine pensée qui pourrait nous traverser. Essayez ! Soyez attentifs un moment aux pensées qui vous traversent. Remarquez que vous avez le choix de ne pas les suivre. Une pensée nous accroche et nous remarquons que nous sommes pris par elle. Alors, nous renonçons à la suivre plus loin. Nous renonçons de penser au sujet de la pensée qui s’impose. C’est réellement un renoncement. Et ce renoncement ouvre un espace de liberté. C’est un renoncement attentif, jusqu’à ce qu’une nouvelle pensée se présente et que nous renoncions de nouveau.

Ce qui importe, c’est ce moment de renoncement qui à force d’attention peut croitre et durer. Un silence se fait à l’intérieur. Les pensées tourbillonnent de plus en plus loin et au centre se fait le calme, plein d’attention.

Comme les pensées se calment, les sens sont soudain disponibles pour percevoir ce qui nous entoure. Cet exercice est un exercice d’attention qui rend attentif à ce qui nous entoure. Les souvenirs ne nous encombrent plus lorsque l’on ne suit pas les pensées qui s’imposent. On peut s’ouvrir à ce qui est et non à ce que l’on se souvient avoir vécu.

Je vous invite à exercer cette attention. Exercez ces moments de renoncement à suivre les pensées qui s’imposent. Ce n’est pas forcément évident, mais, c’est comme tout : en essayant toujours de nouveau, on finit par y parvenir toujours mieux.

 ici, un article au sujet de l’attention.

Mais oublier ne suffit évidemment pas !

Si nous ne faisions qu’oublier, nous serions condamnés à tout recommencer sans cesse depuis le début. Il y aurait de la fraîcheur mais elle serait absolument naïve (c’est-à-dire comparable à celle du nouveau-né). Il n’y aurait aucune continuité dans les échanges, qui ne mèneraient pas très loin. On se ferait avoir à tout bout de champ, ne tirant aucun enseignement du passé.

Il est donc également essentiel de se souvenir.

IL EST ÉGALEMENT ESSENTIEL DE SE SOUVENIR

Mais de se souvenir réellement !

Les pensées parasites qui s’emparent de nos souvenirs, font du souvenir une activité passive dans laquelle nous dormons à nous-mêmes. Nous ne sommes pas présents à la rencontre lorsque nous laissons les souvenirs nous traverser ainsi. C’est ce que nous venons de voir plus haut.

Se souvenir réellement, c’est poursuivre sur la même ligne : ne pas suivre les pensées parasites et tenir en même temps le souvenir des fois d’avant pour découvrir ce qui dans cette rencontre-ci, est différent.

 

Le souvenir est là, comme le diapason du musicien qui écoute comment son instrument s’accorde ou pas avec le son. Le souvenir est là, comme une image au sujet de laquelle il ne va pas être pensé. C’est un étalon pour la rencontre. Il permet de percevoir dans la situation actuelle ce qui a changé, ce qui est différent.

La faculté du souvenir n’est pas là pour valider les ressemblances entre les époques et nous confirmer que ce que nous vivons est toujours pareil, mais pour être attentif à ce qui n’est pas pareil. Car lorsque l’on est attentif, on s’aperçoit que jamais deux moments ne sont identiques.

Ainsi, et cela semble de prime abord paradoxal, tandis que l’oubli permet de nous ouvrir au passé sans être encombré par lui, le souvenir permet de percevoir ce qui est différent entre avant et maintenant. Autrement dit, le souvenir permet de s’ouvrir à l’avenir – du point de vue de l’attention il va sans dire !

C’est un paradoxe, comme est toujours paradoxal le moment présent que l’on découvre à travers l’attention portée aux pensées parasites.

En somme,

LA PRUDENCE PASSE PAR LA FACULTÉ D’OUBLIER

Spontanément on affirmerait l’inverse : l’oubli rend imprudent, car on ne tire aucun enseignement du passé. Mais en réalité, ce qui rend imprudent, ce sont nos conclusions hâtives venues de ce que nous croyons déjà savoir, alors que devant nous se présente quelque chose de nouveau. L’élève imprudent est celui qui a reconnu à tort, dans l’énoncé de son exercice, un exercice antérieur et qui ne lit pas attentivement l’énoncé.

De même,

LA CONFIANCE PASSE PAR LA FACULTÉ DE SE SOUVENIR

Spontanément on affirmerait l’inverse : n’est-ce pas le souvenir de situations difficiles qui rend méfiant ? N’a-t-on pas déjà entendu quelqu’un affirmer qu’il a perdu confiance à cause de tout ce qui lui est arrivé ?

En réalité, c’est grâce au souvenir que l’on peut être à tout moment attentif à découvrir dans ce que nous vivons, ce qui est toujours nouveau et que nous pouvons ne pas rester dans l’enfermement du toujours pareil. C’est cela la confiance, l’attention portée à ce qui est toujours nouveau.

***

Bien à vous

Guillaume Lemonde

SI TU VEUX RENAITRE, LAISSE-TOI MOURIR…

SI TU VEUX RENAITRE, LAISSE-TOI MOURIR…

 

Si tu veux être entier,

laisse-toi être partiel.

Si tu veux être droit,

laisse-toi être tordu.

Si tu veux être plein,

laisse-toi être vide.

Si tu veux renaître,

laisse-toi mourir.

Si tu veux que tout te soit offert,

renonce à tout ce que tu as.

(…)

Le Maître, parce qu’il n’a aucun but,

réussit tout ce qu’il fait.

Extrait du Tao Te King

(«Livre de la Voie et de la Vertu» du «Mystère originel suprême») qui aurait été écrit autour de 600 av. J.-C. par Lao Tseu, le fondateur du taoïsme.

Note de lecture :

Finalement, ce n’est pas entier, droit et plein que l’on devient ainsi. Entre l’entier et le partiel, on se découvre comme on est, sans jugement. L’entier que l’on voulait était en lutte avec le partiel.

Entre le droit et le tordu, on se découvre stable. La droiture n’était qu’une carapace qui luttait contre ce qui est tordu.

Entre le plein et le vide, on ne se sent ni plein ni vide. Ni fort ni faible, ou plutôt les deux en même temps. Ce qui devient alors essentiel, c’est le courage d’avancer que l’on découvre, que l’on soit plein ou vide. Le projet est plus important alors que ce que l’on voudrait de soi-même.

De même, renaitre et mourir en même temps… Et c’est la vie qui s’ouvre avec tous les cadeaux qu’elle offre.

Pour approcher de ce que Lao Tseu nous propose, essayez ceci :

QUEL EST LE TEMPS D’ATTENTION SUR LE WEB ? À VOTRE AVIS ?

QUEL EST LE TEMPS D’ATTENTION SUR LE WEB ? À VOTRE AVIS ?

 

 

QUEL EST LE TEMPS D’ATTENTION SUR LE WEB ? VOTRE AVIS ?

Les données que je vous présente ici datent déjà de 2013. Elles sont issues d’une étude menée en 2015 par Microsoft. Ce n’est pas tout récent et vu la tendance que relève déjà cette étude, il est probable qu’il faille aggraver le score. Bref, que disent ces données ?

Elles disent qu’en 2013 l’attention de l’internaute n’était plus que de 8 secondes, contre 12 secondes en 2000.

Lorsqu’il s’agissait de regarder une vidéo de moins de deux minutes, seuls 70 % des internautes réussissaient à la regarder jusqu’au bout. Ce chiffre passait à 60 % pour des vidéos allant jusqu’à 10 minutes. En ce qui concerne les contenus écrits, seulement 50 % des mots étaient lus en moyenne pour un contenu court.

Ces chiffres sont impressionnants, mais cela n’est pas si étonnant finalement lorsque l’on sait que des équipes entières de neuroscientifiques sont employées par les GAFAM pour configurer les plateformes de façon à capter notre attention. IL y a derrière ces chiffres un dessein. Obliger les internautes à rester en ligne de façon à ce qu’ils livrent le plus possible de données sur eux-mêmes. Captiver leur attention avec des stimuli qu’on leur envoie. Qu’il y ait toujours assez de stimuli de façon à ce que les utilisateurs n’éteignent pas leur ordinateur.

Quand il n’y a pas assez de stimulation, l’attention captive s’éteint. Elle ne fonctionne qu’à la dopamine, sans que l’internaute ne préside en rien à son exercice. C’est une attention passive, soumise aux bénéfices des grandes entreprises du web.

Ainsi, la baisse d’attention qu’il est possible de constater également à l’école ou lors des formations et même des consultations… est une maladie induite volontairement par ces entreprises, qui veulent faire de nous non pas des consommateurs, mais des produits livrant régulièrement leur flot de data commercialisables. Bien-sûr, cette maladie n’est pas répertoriée dans la grande liste des maladies officielles, mais il s’agit bel et bien d’une maladie lorsque l’on considère une maladie comme un état de conscience qui n’est pas à sa place (comme une douleur, par exemple, qui est une conscience qui n’est pas à sa place).

Cette maladie a toutefois un remède : l’exercice de l’attention.

Là où l’on peut suivre passivement un fil d’actualité sur Facebook ou Instagram ; là où les notifications nous donnent un shoot de neurotransmetteurs nous poussant à consulter notre compte Twitter ou nos messages WhatsApp, il devient urgent d’exercer l’attention : la véritable attention qui peut se tenir au cœur du silence, disponible pour ce qui est là, tout autour.

L’attention captive est indisponible puisque focalisée sur ce qui l’excite, aveugle au reste…

À vrai dire, ce contexte virtuel d’informations en flux continu est exactement celui dont à besoin notre époque pour offrir un champ d’exercice à l’attention véritable.